Interdit aux moins de 18 ans. Les jeux d’argent et de hasard peuvent être dangereux : pertes d’argent, conflits familiaux, addiction... Aide : 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé)

Jeu responsable

Jeu responsable

Test addiction au jeu : faire le point sur sa pratique

Cette auto-évaluation vous aide à examiner vos habitudes de jeu, leurs effets sur votre budget et votre quotidien. Elle ne pose pas de diagnostic, mais peut vous aider à décider si vous souhaitez en parler.

Publié le 6 min de lecture Par la rédaction

Carnet ouvert, crayon et téléphone posé face contre la table pour évoquer une réflexion personnelle.

L’essentiel

  • Cette auto-évaluation sert à réfléchir à votre pratique, pas à établir un diagnostic.
  • Un problème important peut exister même si vous ne répondez oui qu’à une seule question.
  • Observez les conséquences du jeu sur vos finances, votre humeur et vos relations.
  • Un professionnel ou Joueurs Info Service peut vous aider à faire le point.

Cette auto-évaluation propose des questions simples pour observer votre rapport aux jeux d’argent et de hasard. Elle peut vous aider à repérer des difficultés et à décider si vous souhaitez en parler. Elle ne remplace ni un avis professionnel ni un diagnostic. Les jeux d’argent sont interdits aux moins de 18 ans.

À quoi sert cette auto-évaluation

Un test addiction au jeu trouvé en ligne ne permet pas, à lui seul, de dire si une personne est dépendante. Les questions ci-dessous sont conçues pour vous aider à examiner des faits concrets : le temps consacré au jeu, les sommes engagées, les tentatives pour vous arrêter et les conséquences dans votre vie. Elles ne constituent pas un questionnaire médical validé et aucun score ne permet d’établir un diagnostic.

Prenez quelques minutes dans un moment calme. Pensez aux dernières semaines, mais aussi aux épisodes marquants des derniers mois. Répondez selon ce que vous avez réellement fait, et non selon ce que vous aviez prévu ou espéré faire. Vous pouvez noter « jamais », « parfois » ou « souvent », puis ajouter un exemple précis.

Questions pour observer votre pratique

Répondez honnêtement aux questions suivantes. Le mot « jeu » désigne ici les paris sportifs, les paris hippiques et le poker, ainsi que les autres jeux d’argent auxquels vous avez accès.

  • Avez-vous joué plus longtemps ou engagé plus d’argent que vous ne l’aviez décidé ?
  • Avez-vous dépassé une limite que vous vous étiez fixée, puis recommencé à la relever ?
  • Avez-vous essayé de réduire ou d’arrêter, sans parvenir à tenir votre décision ?
  • Avez-vous rejoué pour tenter de récupérer de l’argent perdu ?
  • Avez-vous caché à un proche le temps passé à jouer, les sommes engagées ou les pertes ?
  • Avez-vous emprunté, utilisé un crédit ou retardé une dépense importante pour financer le jeu ?
  • Le jeu a-t-il perturbé votre sommeil, votre travail, vos études ou vos obligations familiales ?
  • Avez-vous ressenti de l’agitation, de l’irritabilité ou une forte préoccupation quand vous ne pouviez pas jouer ?
  • Jouez-vous parfois pour échapper à une émotion pénible, comme l’anxiété, la tristesse ou la colère ?
  • Le jeu a-t-il provoqué des disputes, de l’éloignement ou une perte de confiance avec vos proches ?

Vous pouvez ajouter une question : qu’est-ce qui vous a amené à faire cette auto-évaluation aujourd’hui ? Une inquiétude précise, une remarque d’un proche ou une difficulté financière peut être un point de départ utile, même si vos réponses vous semblent plutôt rassurantes.

Interpréter ses réponses sans se rassurer à tort

Ne faites pas la somme des réponses pour obtenir une note. Un résultat chiffré donnerait une impression de précision qui n’est pas justifiée. Regardez plutôt la répétition des situations et leurs effets. Une réponse « parfois » peut signaler un événement isolé, mais elle mérite d’être examinée si l’événement a eu des conséquences importantes. Plusieurs réponses « souvent » peuvent indiquer que le jeu prend une place difficile à maîtriser.

Ce que vous observezCe que cela peut vous inviter à examiner
Vous dépassez régulièrement vos limitesLa possibilité de respecter vos décisions et la place du jeu dans votre budget
Vous rejouez après une perteLe risque de chercher à récupérer l’argent perdu plutôt que de vous arrêter
Vous cachez le jeu ou ses conséquencesLa confiance avec vos proches et la difficulté à parler de votre pratique
Le jeu touche aux dépenses essentiellesLe risque financier et le besoin d’un soutien rapide
Vous avez essayé d’arrêter sans y parvenirLe besoin d’en parler à un professionnel ou à un service d’aide

Un exemple peut aider à distinguer intention et réalité. Vous aviez prévu de ne pas déposer plus de 30 € dans la semaine, mais votre historique indique 50 € déposés. L’écart est de 20 €, même si vous aviez ensuite espéré récupérer une partie de cette somme. Pour faire le point, additionnez les dépôts effectués sur vos différents comptes et comparez-les à la limite décidée à l’avance. Le guide pour fixer un budget et des mises peut vous aider à comprendre ce que vous aviez prévu, mais une limite ne remplace pas un accompagnement si vous n’arrivez pas à la respecter.

Si vous constatez que vous jouez pour récupérer vos pertes, prenez ce signal au sérieux. Cette logique, parfois appelée « courir après ses pertes », peut vous pousser à poursuivre alors que vous aviez prévu de vous arrêter. Vous pouvez en lire davantage sur le fait de courir après ses pertes. Pour d’autres signes à surveiller, consultez aussi notre page sur les signes d’une addiction aux jeux d’argent.

Quand demander un avis ou de l’aide

Vous pouvez en parler si le jeu vous préoccupe, même si vous ne savez pas comment qualifier votre situation. Demandez un avis sans attendre si vous perdez le contrôle de vos dépenses ou de votre temps, si vous avez des dettes, si vous cachez votre pratique, ou si le jeu nuit à votre santé, à vos relations ou à votre activité professionnelle. Une seule de ces difficultés peut justifier une conversation avec un professionnel.

Votre médecin peut vous écouter et vous orienter vers un service adapté. Vous pouvez également contacter Joueurs Info Service, qui propose une écoute anonyme et non surtaxée au 09 74 75 13 13. Selon les informations disponibles via Evalujeu et Addict’Aide au 29 octobre 2026, le service est annoncé 7 jours sur 7, de 8 h à 2 h ; vérifiez les horaires avant d’appeler. D’autres possibilités sont présentées dans notre page où trouver de l’aide quand le jeu pose problème.

Si vous hésitez à en parler à un proche, commencez par décrire un fait précis, sans chercher à vous justifier : une limite dépassée, une dépense reportée ou une tentative d’arrêt qui n’a pas tenu. Vous pouvez aussi lui demander de vous accompagner pour prendre rendez-vous. La page aider un proche qui joue trop donne des repères pour aborder la conversation avec une personne de confiance.

Mesures concrètes pour reprendre du recul

Si vos réponses vous inquiètent, évitez de vous tester en rejouant pour voir si vous contrôlez mieux la situation. Vous pouvez faire une pause, demander à une personne de confiance de vous aider à examiner vos dépenses et consulter votre historique de jeu. Si vous avez besoin de repères pour agir, les principes pour jouer de façon responsable expliquent notamment comment anticiper les limites et les risques.

Les outils disponibles ne conviennent pas à tout le monde et ne remplacent pas un soutien adapté. Chez un opérateur, l’auto-exclusion est choisie par le joueur pour une durée de 24 heures minimum à 12 mois maximum. Elle prend effet immédiatement, mais ne concerne que cet opérateur. Une interdiction volontaire de jeux gérée par l’ANJ est une démarche distincte : elle dure au minimum 3 ans et entraîne notamment la clôture des comptes de jeu concernés. Vous pouvez consulter les informations sur l’auto-exclusion temporaire et l’interdiction volontaire de jeux.

Repères pour faire le point dès maintenant

  • Notez les réponses qui vous préoccupent et l’exemple concret associé.
  • Comparez vos décisions avec les sommes, le temps et les conséquences réellement observés.
  • Ne cherchez pas à compenser une perte en jouant davantage.
  • Parlez à un professionnel ou à une personne de confiance si le jeu vous échappe ou vous inquiète.
  • Si vous êtes en danger immédiat, contactez les services d’urgence.

L’objectif n’est pas de vous attribuer une étiquette, mais de repérer ce qui vous fait du mal et de trouver un soutien adapté.

Questions fréquentes

Ce test permet-il de savoir si je suis dépendant au jeu ?

Non. Ces questions ne sont pas un outil de diagnostic médical et ne permettent pas de conclure à une dépendance. Elles servent à observer votre pratique et à vous aider à décider si vous souhaitez en parler à un professionnel.

Combien de réponses positives faut-il pour demander de l’aide ?

Il n’y a pas de nombre seuil. Une seule difficulté importante, comme des dettes ou des tentatives répétées d’arrêt sans succès, peut suffire à justifier une consultation.

Puis-je faire cette auto-évaluation pour un proche ?

Vous pouvez vous appuyer sur ces questions pour préparer une conversation, mais vous ne pouvez pas diagnostiquer votre proche à sa place. Parlez de comportements concrets et proposez-lui un soutien sans le culpabiliser.

Que faire si mes réponses m’inquiètent ?

Vous pouvez en parler à votre médecin, à un professionnel spécialisé ou à Joueurs Info Service. Si le jeu entraîne des difficultés financières ou relationnelles, n’attendez pas d’avoir un score particulier pour demander de l’aide.

Les limites de dépôt suffisent-elles à prévenir les problèmes ?

Non. Elles peuvent aider à encadrer les dépôts, mais elles ne remplacent pas une aide professionnelle si vous n’arrivez pas à les respecter ou si le jeu nuit à votre vie. Vous pouvez aussi envisager une pause ou un dispositif d’exclusion.