Interdit aux moins de 18 ans. Les jeux d’argent et de hasard peuvent être dangereux : pertes d’argent, conflits familiaux, addiction... Aide : 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé)

Jeu responsable

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Aide à l’addiction aux jeux : où trouver du soutien

Quand le jeu prend trop de place, des interlocuteurs peuvent aider : Joueurs Info Service, CSAPA, médecin traitant, groupes d’entraide et services budgétaires. Voici comment les solliciter.

Publié le 7 min de lecture Par la rédaction

Un adulte échange avec un professionnel autour d’un bureau dans un cadre calme.

L’essentiel

  • Joueurs Info Service répond au 09 74 75 13 13, de façon anonyme et sans surtaxe.
  • Les CSAPA et les consultations spécialisées peuvent accompagner les personnes concernées et leurs proches.
  • Un médecin traitant peut écouter, évaluer la situation et orienter vers des soins adaptés.
  • En cas de dettes, un travailleur social ou un Point conseil budget peut aider à organiser les démarches.
  • L’auto-exclusion et l’interdiction volontaire peuvent compléter l’accompagnement, mais ne le remplacent pas.

Quand le jeu devient difficile à contrôler, vous pouvez demander de l’aide sans attendre d’avoir un diagnostic ou d’avoir tout perdu. Joueurs Info Service, les consultations en addictologie, un médecin et des services d’accompagnement financier constituent plusieurs portes d’entrée. Vous pouvez aussi demander du soutien pour un proche, même si cette personne ne souhaite pas encore consulter.

Un premier contact confidentiel et sans jugement

Vous n’avez pas à trouver seul le nom du problème ni à préparer un récit parfait. Il suffit de décrire ce qui se passe : le temps consacré au jeu, les sommes engagées, les tentatives d’arrêt, les tensions à la maison ou les difficultés à payer les dépenses courantes. Un professionnel pourra vous aider à préciser les besoins et les prochaines étapes.

Les difficultés peuvent concerner les paris sportifs, les paris hippiques ou le poker. Elles ne se résument pas aux pertes financières. Le sommeil, le travail, les relations, l’anxiété et le besoin de rejouer pour récupérer une somme perdue sont aussi des éléments à évoquer. Pour repérer d’autres signaux, consultez les signes d’une addiction aux jeux d’argent.

Joueurs Info Service : écouter et orienter

Joueurs Info Service est un service d’aide destiné aux personnes concernées par les jeux d’argent et à leur entourage. Le numéro est le 09 74 75 13 13. Les appels sont anonymes et non surtaxés, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas facturés au-delà du coût normal de l’appel selon votre forfait.

Les horaires indiqués en octobre 2026 sont de 8 h à 2 h, 7 jours sur 7. Ils sont à vérifier auprès d’un service d’aide, car les horaires peuvent évoluer et les informations disponibles ne sont pas toujours mises à jour au même moment.

Au téléphone, vous pouvez parler de votre propre pratique ou expliquer que vous appelez au sujet d’un proche. Vous pouvez demander quoi faire en premier, comment trouver une consultation en addictologie ou comment parler du jeu avec votre famille. Si vous ne savez pas par où commencer, dites-le simplement. Vous pouvez aussi noter à l’avance deux ou trois questions, par exemple : « Où trouver une consultation près de chez moi ? » ou « Comment protéger le budget du foyer ? »

InterlocuteurPour quelle situationPremier pas possible
Joueurs Info ServiceBesoin d’écoute, de conseils ou d’orientationAppeler le 09 74 75 13 13
CSAPABesoin d’un accompagnement spécialisé en addictologieDemander les coordonnées d’un centre proche
Consultation jeunes consommateursUn jeune adulte ou son entourage cherche un premier échangeSe renseigner auprès d’un service spécialisé local
Médecin traitantBesoin de parler de sa santé et d’être orientéPrendre rendez-vous et décrire les conséquences du jeu
Service social ou Point conseil budgetDettes, factures en retard ou difficultés à organiser les paiementsDemander un rendez-vous d’accompagnement budgétaire

Consulter un CSAPA ou une consultation spécialisée

Un CSAPA est un centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie. Il accueille les personnes qui s’interrogent sur une conduite addictive, ainsi que, selon les modalités du centre, leurs proches. Les équipes peuvent aider à faire le point, proposer un accompagnement et orienter vers des professionnels de santé si nécessaire. Les consultations en CSAPA sont gratuites et confidentielles.

Vous pouvez contacter un centre directement ou demander à votre médecin, à un service social ou à Joueurs Info Service de vous orienter. Les équipes et les modalités d’accueil peuvent différer d’un lieu à l’autre. Lors du premier contact, demandez comment se déroule un rendez-vous, quels professionnels peuvent vous recevoir et quelles sont les règles de confidentialité.

Les consultations jeunes consommateurs, souvent appelées CJC, proposent un espace d’échange autour des conduites addictives pour les jeunes et, selon les services, leur entourage. Un jeune adulte peut s’y renseigner sans attendre que ses difficultés deviennent ingérables. Les personnes concernées peuvent demander à la consultation si elle accompagne les problèmes liés aux jeux d’argent et quelles sont ses conditions d’accueil.

Une consultation ne signifie pas automatiquement un suivi long. Elle permet notamment de décrire la situation et de voir quelles formes de soutien sont adaptées. Pour certaines personnes, le premier besoin est d’arrêter les paris et de mettre de la distance avec les applications. D’autres souhaitent d’abord traiter l’anxiété, les dettes ou les tensions avec leurs proches. Ces sujets peuvent être abordés ensemble.

Le médecin traitant comme porte d’entrée

Si vous avez un médecin traitant, vous pouvez lui parler du jeu comme vous lui parleriez d’un autre problème de santé. Expliquez les changements observés, par exemple le manque de sommeil, le stress, les absences au travail ou les disputes liées à l’argent. Si vous avez tenté plusieurs fois de vous arrêter sans y parvenir, dites-le aussi. Ces informations aident le médecin à comprendre les conséquences concrètes et à proposer une orientation.

Vous pouvez demander directement une orientation vers un CSAPA ou un professionnel spécialisé. Le médecin peut également évaluer d’autres difficultés de santé qui accompagnent parfois la perte de contrôle. Si vous avez peur d’être jugé, vous pouvez commencer par le dire : « J’ai du mal à parler de mes paris, mais cela a des conséquences sur ma vie. » Un autre professionnel de santé peut aussi être une première personne de confiance si vous n’avez pas de médecin traitant.

Entraide entre personnes concernées et soutien aux proches

Les associations et groupes d’entraide permettent de rencontrer des personnes qui connaissent des difficultés similaires. Joueurs Anonymes est un exemple de groupe d’entraide autour du jeu. Les modalités, les lieux et les formats de rencontre varient : renseignez-vous auprès de l’association pour savoir ce qui existe près de chez vous. Une démarche entre pairs peut compléter un accompagnement de santé, sans se substituer aux soins dont vous pourriez avoir besoin.

Un proche peut également demander conseil pour lui-même, même si la personne qui joue refuse de consulter. Il peut apprendre à exprimer ses inquiétudes sans accusation, à poser des limites sur l’argent prêté et à protéger les dépenses essentielles du foyer. Évitez de vous isoler ou de porter seul la responsabilité de l’arrêt du jeu d’un autre adulte. Des repères supplémentaires sont proposés dans le guide aider un proche qui joue trop.

Faire face aux dettes et protéger le budget

Les difficultés financières méritent une aide distincte de l’accompagnement en addictologie. Un travailleur social, un centre communal d’action sociale (CCAS) ou un Point conseil budget peut vous aider à faire l’inventaire des ressources, des charges, des factures en retard et des dettes. Ces interlocuteurs peuvent aussi vous aider à préparer des démarches et à identifier les dépenses prioritaires.

Pour commencer, rassemblez les relevés de compte, les échéances, les courriers de créanciers et les justificatifs de revenus. Faites une liste des sommes dues et des dates de paiement, sans chercher à les minimiser. Contactez les organismes concernés dès que possible pour expliquer la situation et demander quelles solutions peuvent être étudiées. Si l’endettement est devenu difficile à gérer, un professionnel pourra vous renseigner sur les démarches adaptées, notamment auprès de la Banque de France.

Évitez d’emprunter pour tenter de récupérer des pertes, de contracter un crédit dans l’urgence ou de cacher de nouvelles dettes à un conseiller. Rejouer pour « se refaire » peut aggraver la situation et rendre les décisions financières plus difficiles. Le guide dettes de jeu : que faire détaille des étapes pour organiser les démarches.

Si un désaccord porte sur le solde d’un compte ou une opération auprès d’un opérateur agréé, traitez ce problème séparément de l’aide liée au jeu. Les voies de recours sont expliquées dans le guide litige avec un opérateur.

Mettre une barrière immédiate au jeu

Pendant que vous cherchez un accompagnement, vous pouvez réduire les occasions de jouer. L’auto-exclusion permet de se bloquer temporairement chez un opérateur donné. Elle ne couvre pas les comptes ouverts chez d’autres opérateurs. L’interdiction volontaire de jeux est une démarche nationale plus large, qui entraîne notamment la clôture des comptes sur les sites agréés par l’ANJ. Ces mesures peuvent aider à créer une coupure, mais elles ne remplacent pas un accompagnement pour comprendre les difficultés et éviter leur retour.

Vous pouvez lire le fonctionnement de l’auto-exclusion temporaire et de l’interdiction volontaire de jeux avant de choisir une démarche. Si vous avez du mal à vous empêcher de jouer, demandez à un professionnel de vous aider à mettre en place une solution adaptée. Évitez de vous appuyer uniquement sur une limite de dépôt ou de mise si vous ne parvenez pas à la respecter.

Une méthode simple pour commencer

  • Appelez Joueurs Info Service ou prenez rendez-vous avec un professionnel de santé.
  • Demandez les coordonnées d’un CSAPA ou d’une consultation spécialisée près de chez vous.
  • Si l’argent manque, prenez contact avec un travailleur social ou un Point conseil budget et rassemblez vos documents financiers.
  • Choisissez une mesure pour vous éloigner du jeu, en vous renseignant sur sa portée et ses limites.
  • Si vous accompagnez un proche, demandez aussi du soutien pour vous-même et protégez les dépenses indispensables du foyer.

Si vous êtes en danger immédiat ou craignez de vous faire du mal, contactez les services d’urgence. Vous n’avez pas à attendre d’avoir réglé tous les problèmes financiers ou familiaux pour demander de l’aide.

Questions fréquentes

Comment joindre Joueurs Info Service ?

Appelez le 09 74 75 13 13. L’appel est anonyme et non surtaxé. Les horaires indiqués sont de 8 h à 2 h, 7 jours sur 7, mais ils sont à vérifier car ils peuvent évoluer.

Les consultations en CSAPA sont-elles payantes ?

Les consultations en CSAPA sont gratuites et confidentielles. Les modalités d’accueil peuvent varier selon le centre, vous pouvez donc demander comment se déroule le premier rendez-vous.

Puis-je demander de l’aide pour un proche qui joue trop ?

Oui. Vous pouvez appeler Joueurs Info Service ou demander conseil à un CSAPA, même si votre proche ne souhaite pas encore consulter. Un professionnel peut aussi vous aider à poser des limites et à protéger votre propre équilibre.

Que faire si le jeu m’a laissé des dettes ?

Rassemblez les documents liés à vos revenus, charges et dettes, puis demandez un rendez-vous à un travailleur social ou à un Point conseil budget. Évitez d’emprunter pour tenter de récupérer vos pertes et signalez rapidement vos difficultés aux organismes concernés.

L’auto-exclusion suffit-elle à arrêter une addiction aux jeux ?

Elle peut créer une barrière temporaire chez un opérateur, mais elle ne vaut que pour celui-ci. Elle ne remplace pas un accompagnement en addictologie, qui peut aider à comprendre les difficultés et à organiser un soutien durable.