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Turf

Tiercé, Quarté+ et Quinté+ : règles, rapports et coût

Tiercé, Quarté+ et Quinté+ reposent sur les chevaux à l’arrivée, avec des conditions d’ordre et des rapports différents. Règles, bonus, formules combinées et exemples de calcul vous aident à comprendre le coût d’un ticket.

Publié le 9 min de lecture Par la rédaction

Ticket de pari hippique, programme de course et grille de combinaisons posés sur une table

L’essentiel

  • Le Tiercé, le Quarté+ et le Quinté+ consistent à trouver plusieurs chevaux de l’arrivée, avec des conditions d’ordre propres à chaque pari.
  • Le pari mutuel ne propose pas de cote fixe : les rapports dépendent notamment des enjeux et du nombre de tickets gagnants.
  • Un combiné couvre plusieurs groupes de chevaux et son coût augmente avec leur nombre.
  • Au PMU, la mise de base du Quinté+ est de 2 € par combinaison, hors options éventuelles.
  • Fixez une limite de dépense avant de jouer et ne cherchez pas à récupérer une perte.

Le Tiercé, le Quarté+ et le Quinté+ sont des paris hippiques où vous devez retrouver plusieurs chevaux parmi ceux qui terminent en tête. Selon la formule, l’ordre exact compte ou non, et des bonus peuvent récompenser une partie des chevaux trouvés. Les rapports ne sont pas fixes : ils varient selon la masse d’enjeux et la répartition des tickets gagnants.

Les trois paris et les chevaux à trouver

Dans la gamme du PMU, le Tiercé, le Quarté+ et le Quinté+ sont proposés une fois par jour sur la même course. Le Tiercé porte sur les trois premiers chevaux à l’arrivée, le Quarté+ sur les quatre premiers et le Quinté+ sur les cinq premiers. Il faut donc distinguer le nombre de chevaux sélectionnés sur son ticket du nombre de chevaux à retrouver à l’arrivée.

Le pari hippique en ligne légal est un pari mutuel, enregistré avant le départ de la course. Cela signifie que les mises des joueurs sont regroupées dans des masses communes, puis réparties selon les résultats et les règles applicables. Le fonctionnement est différent d’un pari sportif à cote fixe : le montant du rapport n’est pas connu à l’avance. Le pari mutuel expliqué en détail.

PariChevaux concernés à l’arrivéeRésultats possibles, dans les grandes lignes
TiercéLes trois premiersRetrouver les trois chevaux dans l’ordre exact ou dans le désordre, selon la formule jouée
Quarté+Les quatre premiersRetrouver les quatre chevaux, avec une distinction entre ordre et désordre et des rapports complémentaires selon le règlement
Quinté+Les cinq premiersRetrouver les cinq chevaux dans l’ordre ou le désordre, ou obtenir un rapport de bonus prévu par le jeu

Les noms « ordre » et « désordre » ne sont pas interchangeables. Dans un pari ordre, il faut aussi respecter le classement exact des chevaux concernés. Dans un pari désordre, la sélection peut être correcte sans que l’ordre d’arrivée soit exact. Les conditions précises, notamment pour les rapports partiels, dépendent du pari et du règlement en vigueur.

Ordre, désordre et bonus du Quinté+

Au Quinté+, le rapport principal à l’ordre correspond aux cinq premiers chevaux trouvés dans leur ordre exact. Le rapport désordre concerne les mêmes cinq chevaux, mais dans une disposition différente. Le jeu prévoit également des rapports de Bonus 4sur5 et de Bonus 3. Le détail de leurs conditions d’attribution doit être vérifié dans le règlement du pari avant de valider le ticket.

Voici un exemple simplifié. L’arrivée est A, B, C, D, E, dans cet ordre. Une sélection A-B-C-D-E correspond à l’arrivée exacte. Une sélection E-C-A-B-D reprend les cinq chevaux, mais pas dans l’ordre. Une sélection qui n’en reprend qu’une partie ne donne pas automatiquement droit à un bonus : il faut satisfaire les conditions particulières du pari concerné.

Pour le Tiercé et le Quarté+, le principe général est comparable : on cherche les chevaux concernés parmi les premiers de l’arrivée, avec des distinctions de rapport liées à l’ordre et au nombre de chevaux retrouvés. Ne transposez pas automatiquement les règles du Quinté+ au Tiercé ou au Quarté+. Avant de jouer, contrôlez les mentions d’ordre, de désordre et de bonus affichées sur le ticket.

Courses supports et calendrier

Les courses qui peuvent servir de support aux paris hippiques en ligne ne sont pas choisies librement par les sites. Elles appartiennent au calendrier approuvé pour les courses de trot et de galop. Les paris doivent être enregistrés avant le départ. Pour le Quinté+, le Tiercé et le Quarté+ de la gamme PMU, une même course sert de support à ces trois paris ce jour-là.

Un non-partant peut modifier la composition du pari ou son règlement. Une course reportée, annulée ou affectée par un incident peut également entraîner des règles particulières. Les conséquences dépendent du cas et du règlement applicable : consultez les conditions propres au ticket plutôt que de supposer qu’une mise sera toujours remboursée. Pour mieux situer les informations utiles avant le départ, consultez le guide pour lire un programme de course hippique. Les règles liées aux chevaux retirés ou à une arrivée particulière sont détaillées dans le guide sur les non-partants et les règlements au turf.

Combiné, champ total et champ réduit

Un pari simple consiste à sélectionner le nombre de chevaux requis sans ajouter de chevaux de réserve à sa sélection. Une formule combinée couvre toutes les combinaisons possibles d’une sélection. Dans un champ total, les bases sont associées à tous les autres partants de la course. Dans un champ réduit, certains chevaux sont imposés, parfois appelés bases, et les autres places sont complétées avec des chevaux associés.

Une base n’est pas un cheval garanti gagnant : c’est un cheval que le joueur décide d’intégrer dans toutes les combinaisons de sa formule. Pour un Quinté+ combiné, si vous sélectionnez N chevaux et que chaque combinaison retient cinq chevaux, le nombre de groupes couverts se calcule avec la formule « 5 parmi N ». Pour un champ réduit avec une base fixe, on compte les groupes possibles parmi les chevaux associés pour compléter les quatre autres places. Ces calculs comptent les groupes, mais ne remplacent pas la vérification des modalités d’ordre et des options proposées sur le ticket. Les formules sont expliquées plus en détail dans le guide sur le champ réduit, le champ total et les formules combinées.

Exemples de combinaisons et de coût

Le tableau ci-dessous illustre le nombre de groupes couverts par un combiné. Pour le Quinté+, le coût est calculé à la mise de base de 2 € par combinaison indiquée par le PMU. Pour le Tiercé et le Quarté+, le nombre de groupes est donné sans montant : la mise unitaire dépend du pari et du ticket proposé.

Exemple de formuleCalcul des groupes couvertsNombre de groupesCoût indicatif
Tiercé, 4 chevaux retenus pour couvrir des groupes de 33 parmi 444 fois la mise unitaire du Tiercé
Quarté+, 6 chevaux retenus pour couvrir des groupes de 44 parmi 61515 fois la mise unitaire du Quarté+
Quinté+, 6 chevaux retenus5 parmi 666 × 2 € = 12 €
Quinté+, 7 chevaux retenus5 parmi 72121 × 2 € = 42 €
Quinté+, 1 base et 5 chevaux associés, pour compléter les 4 autres places4 parmi 5, la base étant imposée55 × 2 € = 10 €

Ces montants illustrent le calcul à la mise de base du Quinté+ et ne comprennent pas d’éventuelles options. Des formules comme Flexi peuvent réduire la mise et proportionnellement la part des rapports. Des modalités particulières, dont spOt, peuvent également influer sur le ticket. Le coût réellement demandé est celui affiché avant validation, après choix de la formule et de la mise.

La progression est rapide parce que chaque cheval ajouté peut créer plusieurs nouveaux groupes. Dans le Quinté+ de l’exemple, passer de six à sept chevaux fait passer le nombre de combinaisons de 6 à 21, et le coût de 12 € à 42 € à mise de base constante. Un champ réduit peut limiter le nombre de groupes, mais il ne garantit ni que les chevaux choisis figureront à l’arrivée ni que le ticket donnera un rapport.

Pourquoi les rapports varient autant

Au pari mutuel, les rapports dépendent des enjeux réunis dans la masse concernée et de la façon dont les tickets gagnants se répartissent. Si beaucoup de joueurs détiennent la bonne combinaison, le rapport unitaire peut être différent de celui observé lorsqu’il y a peu de gagnants. Le type de rapport, ordre, désordre ou bonus, compte également.

Le rapport dépend aussi de l’arrivée. Une combinaison attendue par de nombreux joueurs peut générer beaucoup de tickets gagnants. À l’inverse, une arrivée moins souvent sélectionnée peut conduire à un rapport différent. Il ne suffit donc pas de regarder la popularité d’un cheval pour prévoir le montant final : les autres sélections, les enjeux et les règles de distribution interviennent également.

Le rapport n’est pas une cote fixe promise au moment du pari. Les indications disponibles avant la course, lorsqu’il y en a, ne constituent pas une garantie du montant final. Un ticket comportant plusieurs chevaux ou plusieurs combinaisons ne garantit pas non plus un bénéfice : il augmente d’abord le nombre de mises couvertes et donc le coût. Pour une explication plus générale des masses et des rapports, reportez-vous au guide du pari mutuel.

Comprendre les options et vérifier son ticket

Avant de confirmer un Tiercé, un Quarté+ ou un Quinté+, vérifiez au minimum :

  • la course sélectionnée et l’heure limite d’enregistrement ;
  • le type de pari, notamment ordre, désordre ou formule combinée ;
  • le nombre de chevaux retenus et le nombre de combinaisons générées ;
  • la mise par combinaison, le coût total et les options éventuelles ;
  • les conditions des rapports principaux et des bonus ;
  • les règles prévues en cas de non-partant ou d’incident.

Une erreur fréquente consiste à ajouter un cheval sans recalculer le coût. Une autre consiste à croire qu’un combiné équivaut à une seule mise : il peut couvrir de nombreuses combinaisons distinctes. Vérifiez le total affiché avant de valider, puis relisez l’historique du ticket pour confirmer la formule enregistrée.

Les règles de paiement et les variantes peuvent évoluer. Le PMU propose notamment des options telles que Flexi et spOt, mais leur fonctionnement et leurs effets sur la mise ou le rapport ne doivent pas être déduits de leur seul nom. Fiez-vous aux conditions présentées lors de la prise de pari et au règlement applicable. En cas de doute sur un cas particulier, ne validez pas avant d’avoir compris le montant engagé.

Prévoir une limite de dépense

Un pari hippique est un loisir payant, avec un risque de perdre l’intégralité de la mise. Fixez à l’avance une somme que vous pouvez perdre sans compromettre vos dépenses essentielles. Le montant doit rester une limite, pas un objectif de mise à atteindre. N’augmentez pas une formule pour compenser un ticket perdant et ne rejouez pas sous le coup de la frustration.

Le budget consacré au jeu doit être séparé des dépenses courantes. Notez le coût total des tickets, pas seulement la mise de base annoncée. Pour une formule combinée, la somme finale peut être bien supérieure à la mise unitaire. Le guide consacré au budget et à la stratégie au turf présente des repères pour garder le contrôle de ses dépenses.

Les limites de dépôt et de mise fixées auprès d’un opérateur ne couvrent que le compte concerné. Elles ne constituent pas un budget commun entre plusieurs opérateurs. Si le jeu prend trop de place, entraîne des conflits ou vous pousse à emprunter, arrêtez les paris et cherchez de l’aide. Joueurs Info Service répond au 09 74 75 13 13, appel anonyme et non surtaxé ; les horaires indiqués par les services d’aide sont à vérifier.

Méthode pratique avant de jouer

Avant chaque ticket, procédez dans cet ordre :

  1. Identifiez la course support et vérifiez qu’elle n’a pas fait l’objet d’une modification.
  2. Choisissez entre une sélection simple, un combiné ou un champ réduit, sans confondre nombre de chevaux et nombre de combinaisons.
  3. Comptez les combinaisons et calculez le coût total à partir de la mise unitaire affichée.
  4. Vérifiez les règles d’ordre, de désordre et de bonus dans le règlement du pari.
  5. Comparez le montant du ticket à la limite de dépense fixée avant la course. Si le coût dépasse cette limite, réduisez la formule ou renoncez au pari.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre le Tiercé, le Quarté+ et le Quinté+ ?

Le Tiercé porte sur les trois premiers chevaux de la course, le Quarté+ sur les quatre premiers et le Quinté+ sur les cinq premiers. Chaque jeu distingue ses rapports selon l’ordre, le désordre et, pour le Quinté+, les bonus prévus par le règlement.

Que signifie jouer le Quinté+ dans le désordre ?

Il faut retrouver les cinq chevaux de l’arrivée concernés, sans nécessairement les classer dans l’ordre exact. Le ticket doit néanmoins respecter les conditions du pari désordre indiquées dans le règlement.

Combien coûte un Quinté+ avec six chevaux en combiné ?

Avec six chevaux, un combiné qui couvre les groupes de cinq contient six combinaisons. À la mise de base de 2 € par combinaison indiquée par le PMU, le coût est de 12 €, hors option éventuelle.

Comment fonctionne un champ réduit au Quinté+ ?

Certains chevaux, appelés bases, sont présents dans chaque combinaison. Les autres places sont complétées en associant les chevaux choisis, ce qui peut réduire le nombre de groupes par rapport à un champ total. Le coût dépend du nombre de bases, d’associés et de la mise unitaire.

Pourquoi le rapport du Quinté+ change-t-il d’une course à l’autre ?

Le Quinté+ relève du pari mutuel : les rapports varient selon les enjeux réunis, les résultats et le nombre de tickets gagnants dans chaque catégorie. Il ne s’agit pas d’une cote fixe connue et garantie avant la course.

La mise de base du Quinté+ est-elle toujours le coût total du ticket ?

Non. La mise de base indiquée par le PMU est de 2 € par combinaison, mais une formule combinée couvre plusieurs combinaisons. Le total peut donc être supérieur et doit être contrôlé avant validation.